samedi, mars 21, 2009

La Thaïlande utilise le brevet royal de production de pluie pour combattre la sécheresse


Afin de lutter contre la sécheresse récurrente dans le royaume, les autorités thaïlandaises utilisent une technique de culture des nuages pour faire pleuvoir. Cette technologie, expérimentée depuis les années 60, a été améliorée par le roi de Thaïlande, qui a breveté l’invention en 2005 auprès de l’Office Européen des Brevets.

Les autorités thaïlandaises ont lancé cette semaine une campagne de fabrication artificielle de pluie dans le Nord et le Nord Est du pays afin de lutter contre la sécheresse et les incendies, indiquait mardi le Bangkok Post. Cette campagne, supervisée par le Bureau de la Fabrication Royale de la Pluie et de l’Aviation pour l’Agriculture, a été commencée à Ubon Ratchatani et devrait se poursuivre dans les régions de Lop Buri, Surat Thani et Chiang Mai.
Ce n’est pas la première fois que la Thaïlande met en œuvre cette technologie qui consiste à provoquer la formation de nuages, à les ensemencer, puis à provoquer des averses. Cinq centres de production de pluie ont d’ailleurs été mis en place depuis février à Chiang Mai, Nakhon Sawan, Rayong, Hua Hin, et Chumphon afin d’apporter de l’humidité dans ces zones durant la saison chaude, indique le Département thaïlandais des Relations Publique dans un communiqué.
Le procédé utilisé a officiellement été inventé en 1999 par le roi Bhumibol Adulyadej lui-même, et breveté en 2005 auprès de l’Office Européen des Brevets (n° 1.491.088).

Faire la pluie à partir du beau temps



Cette technique propose, d’après le brevet, une manière de créer la pluie sans aucun nuage au départ. Une seule condition : avoir une atmosphère chargée au moins de 60% d’humidité. Le procédé se déroule en quatre étapes : le "déclenchement" qui consiste à activer la formation d’un nuage, "l’épaississement" pour augmenter le volume du nuage, l’"attaque" pour déclencher l’averse et enfin le "renforcement" permettant de maintenir l’averse. A chaque étape, des produits chimiques sont dispersés dans l’atmosphère tels que le chlorure de sodium, le chlorure de calcium, l’urée et la glace sèche (du CO2 solidifié). Ces produits se mélangent aux gouttelettes d’eau composant le nuage. Ces gouttelettes grossissent, s’alourdissent et finissent par tomber.
Chacune des étapes a fait isolément l’objet de recherches antérieures, mais le brevet royal est le seul à rassembler les quatre phases ajoutant en plus des variantes, notamment sur la nature des produits utilisés, avec pour objectif de provoquer de la pluie au moment et à l’endroit désirés.
Cette invention "devrait être l’une des technologies les plus accomplies de l’espèce humaine pour surmonter les désastres naturels" et "pour aider le peuple de la Thaïlande", indique le document.L’année dernière, lors d’opérations de création de pluie, les forces aériennes thaïlandaises avaient effectué 618 vols, soit 770 heures de mission, et déversé pas loin de 900 tonnes de produits chimiques dans le ciel thaïlandais, toujours selon le Bangkok Post. Le quotidien en langue anglaise, indique que le taux de succès de l’opération de fabrication de pluie avait alors été de 85% à 95%.





Sources : Le Petit Journal.com




dimanche, février 08, 2009

Mekhala, les barges a riz de luxe du Chao Phraya



Rien de tel pour satisfaire des humeurs romantiques, qu’une croisière en amoureux au fil de l’eau. De Bangkok à Ayutthaya, les bateaux Mekhala remontent l’histoire tranquille du fleuve Chao Phraya et de la civilisation thaïlandaise. Une occasion unique de voyager dans le temps, tout en profitant des bons côtés du riche héritage culturel thaïlandais.





De nombreux diplomates occidentaux et des missionnaires ont témoigné au fil des ans de leur émerveillement à leur arrivée à Bangkok et Ayutthaya au 19e siècle et au début du 20e. Tous ont été fascinés par la variété de bateaux, nefs et autres maisons flottantes amarrés sur les berges du majestueux Chao Phraya. Cela pouvait aller du simple radeau de bambous aux immenses jonques chinoises, tout ce qui flottait pouvait constituer une habitation !
Pendant cette période, Bangkok était déjà dotée d’un réseau très développé de canaux. La plupart d’entre eux étaient connectés au Chao Phraya. Ce fleuve, qui prend sa source dans divers endroits du nord du pays, a joué un rôle vital dans la fondation et le développement de la civilisation thaïlandaise. Le nombre et l’incroyable variété des embarcations, aux formes et tailles diverses, ont valu à Bangkok le surnom de "Venise de l’Est".




Bien que nombre de canaux aient été aujourd’hui remplacés par des routes et des chemins de fer, le style de vie des Thaïlandais vivant le long du fleuve n’a pas vraiment changé par rapport aux temps anciens. De fait, la meilleure façon d’explorer le Bangkok ancien et ses environs, reste le bateau.

Les bateaux Mekhala font partie d’une collection de barges à riz destinées à proposer chaque jour des trajets entre Bangkok et l’ancienne capitale Ayutthaya.

Ces bateaux centenaires utilisés autrefois par les négociants en riz, ont été restaurés et transformés en 1988. Ce type de transport fluvial de ville à ville est tombé peu à peu en désuétude à partir des années 50.




Fait de Tek et d’Acajou, les bateaux Mekhala ont conservé la marque distinctive des barges à riz traditionnelles. A l’intérieur, on trouve un mobilier et une décoration à l’orientale, un espace restauration et bar, et à l’extérieur on peut prendre le soleil sur le pont. Chaque bateau compte six cabines équipées avec salle-de-bain privative et facilités appropriées.
Le paisible itinéraire de deux jours/une nuit suit l’ancienne route qui passe devant de vieilles ruines chargées d'histoire, des temples impressionnants, des églises centenaires et des villages sur pilotis. Vous pourrez également assister, voire participer, au rituel immuable des offrandes aux bonzes à l’aube ou encore de visiter le Palais d’été de Bang Pa-In et le Parc historique d’Ayutthaya, site classé au Patrimoine mondial.



Pour en savoir plus sur les croisières fluviales avec les bateaux Mekhala visitez : http://www.circleofasia.com/Mekhala-Cruise.htm



jeudi, janvier 22, 2009

VAGUE DE FROID ET ETAT D'URGENCE

Depuis plusieurs semaines, une vague de froid exceptionnelle s'est abbattue sur le Nord de la Thailande, forcant le Departement en charge de la prevention et gestion des catastrophes a declarer l'etat d'urgence dans 46 provinces du Nord, Nord-Est, Est et Centre du pays.

Dans la plupart des provinces, cette vague de froid est la pire enregistree depuis 10 ans, avec par endroit des temperatures en dessous de zero C. ( - 3 C. a Doi Inthanon, le plus haut sommet de Thailande, culminant a 2565 m.)

Toute province enregistrant des temperatures en dessous de 15 C. durant plus de 3 jours consecutifs peut officiellement demander au Gouvernement l'octroi d'un budget d'urgence d'un million de bahts (environ CHF. 30'000.--). Cette somme sert a acheter et distribuer des couvertures et habits chauds, particulierement dans les hauteurs habitees par diverses tribus
montagnardes (Lisu, Akha, Hmong, etc...)



samedi, janvier 17, 2009

ECONOMIE – 2009, une année pleine de défis pour la Thaïlande

Après 2008, marquée par les troubles politiques et le déclenchement de la crise financière mondiale, la Thaïlande se prépare à une année difficile sur le plan économique. Le gouvernement prépare un plan de relance pour soutenir la croissance. Mais beaucoup de grands leaders économiques assurent que le pays a la capacité de relever ces défis.


Relever les défis économiques de 2009 sera "plus difficile que pendant la crise de 1997". Le nouveau Premier ministre Abhisit Vejjajiva n’y va pas par quatre chemins. 70% des revenus thaïlandais proviennent des exportations et du tourisme, deux secteurs qui commencent à ressentir fortement les effets de la récession dans les pays occidentaux et au Japon. En novembre, les exportations ont diminué pour la première fois en six ans. Le blocage des aéroports de Bangkok par l’Alliance du Peuple pour la Démocratie, fin novembre, a également fait perdre plus de 6 milliards d’euros au royaume, selon la Banque de Thaïlande. Les prévisions de croissance ont été révisées à la baisse. Fin décembre, le ministre des Finances, Korn Chatikavanij, a annoncé qu’elle se situerait entre 0 et 2% pour 2009, contre environ 4% prévu pour 2008. L’économie se serait même contractée pendant les trois derniers mois de 2008.

300 milliards de bahts pour la relance
Mais pour le Premier ministre, la Thaïlande, bien qu’étant une économie très ouverte, est "relativement bien positionnée" pour affronter la crise. Selon lui, les fondamentaux de l’économie sont toujours bons et le pays a su tirer les leçons de la crise de 1997. Abhisit envisage même un regain de croissance pour la fin 2009. Pour soutenir l’économie, le gouvernement prévoit un plan de relance de 300 milliards de bahts (6,5 milliards d’euros). Les mesures définitives seront annoncées dans les prochaines semaines, mais le gouvernement affirme d’ores et déjà qu’un tiers de cette somme sera consacré à soutenir le secteur agricole et à lutter contre le chômage. Un million d’emplois seraient menacés pour l’année à venir. 100 milliards devraient être employés à divers projets, comprenant probablement des mesures fiscales incitatives. Des réductions d’impôts pourraient être accordées aux plus pauvres, selon le ministre des Finances. Les aides mises en place par le gouvernement de Samak Sundaravej pour les catégories défavorisées (électricité et transports gratuits) seront prolongées pendant 6 mois.

Une économie plus solide qu’en 1997
Si les grands leaders économiques insistent sur l’importance des défis à relever, beaucoup réaffirment leur confiance dans la capacité de réaction du pays. "Tout bien considéré, je suis même assez optimiste pour le futur", ose Tarisa Watanagase, gouverneur de la Banque de Thaïlande. Selon elle, la Thaïlande est dans une position bien plus solide qu’il y a dix ans, grâce aux réformes des entreprises après la crise asiatique. Mais le gouvernement doit désormais supporter davantage le secteur agricole, renforcer la compétitivité des exportations et relancer les grands projets d’infrastructures, selon Ampon Kittiampon. Le secrétaire général du Bureau national du développement économique et social (NESDB), l’agence de planification gouvernementale, regrette que toutes ces mesures n’aient pas été prises plus tôt, à cause de la crise politique. Mais si la Thaïlande parvient à mener à bien cette restructuration de son économie interne, "elle verra des opportunités surgir de la crise", prédit Pramon Sutivong, le président de la Chambre de Commerce thaïlandaise.


Source : www.lepetitjournal.com

dimanche, décembre 21, 2008

Temple Phra Tat Lampang Luang

A environ 90 kms au Sud-Est de Chiang Mai se trouve la ville de Lampang.

Dans les environs se trouve sans doute l'un des plus magnifique temple du Nord de la Thailande :

Wat Pra That Lampang Luang (Thai: วัดพระธาตุลำปางหลวง)




Un temple "Phra Tat" signifie qu'il possede une relique du Bouddha; en general il s'agit d'os ou cendres soit disant collectes apres la cremation du Bouddha.

La plupart des elements (Wihaan, Chedi) formant l'ensemble du temple datent du XVeme siecle.
















lundi, décembre 01, 2008

12 DAYS OF CHRISTMAS

LA FAMEUSE CHANSON "12 DAYS OF CHRISTMAS", VERSION INDIENNE... HILARANT


mardi, novembre 11, 2008

LOY KRATHONG 2008




BON, APRES LES HISTOIRES DE FUNERAILLES ET PEINE DE MORT, VOICI UN SUJET PLUS JOYEUX, LE FESTIVAL DU "LOY KRATHONG" 2008.

POUR CEUX QUI NE CONNAISSENT PAS ENCORE ET NE SAVENT DONC PAS CE QU'EST LE "LOY KRATHONG", ALLEZ FAIRE UN TOUR SUR "NOVEMBRE 2007" DU BLOG.

ON COMMENCE PAR UNE PETITE VIDEO DE LA CHANSON OFFICIELLE DU "LOY KRATHONG", EN ANGLAIS




ET LA TRADITIONNELLE CONFECTION DES "KRATHONGS" A L'ECOLE.

POUR PREPARER UN BEAU "KRATHONG", C"EST TRES SIMPLE :



1) DES TRONCS ET FEUILLES DE BANANIER





2) DES FLEURS










3) DE LA CONCENTRATION ET DE L'APPLICATION
















4) DE LA BONNE HUMEUR...










ET VOILA LE RESULTAT !!!























DEUXIEME PARTIE : TOUT LE MONDE SE REND AU "WAT" (TEMPLE) CHAIMONGKHON POUR DEPOSER LES "KRATHONGS" DANS LA RIVIERE.

DE BON MATIN, VU QU'IL FAIT "TRES" FROID (ENV. 20 c.), LES GANTS SONT DE RIGUEUR.



LES "GRANDES" (COLLEGE) ACCOMPAGNENT LES "PETITES" (PRIMAIRE)





ARRIVEE AU TEMPLE




JE N'AI PAS PU RESISTER A PHOTOGRAPHIER CE MAGNIFIQUE LOTUS DANS L'ENCEINTE DU TEMPLE.









MEME LES PLUS PETITES PARTICIPENT AVEC L'AIDE DES PLUS GRANDES.





UNE PETITE PRIERE




ET LES "KRATHONGS" EMPORTENT LES VOEUX AU LOIN.








TROISIEME PARTIE : RETOUR A L'ECOLE POUR LE LANCER DE "SUPERS" LANTERNES.


QUELQUES UNES DE NOS PROFESSEURES


THE "SUPER" LANTERNE.



UN SIMPLE VENTILATEUR POUR COMMENCER...



ENSUITE ON CHAUFFE...



ET ON ATTACHE QUELQUES PETARDS POUR QUE LE TOUT FASSE DU BRUIT DANS LE CIEL DE CHIANG MAI...




ET C'EST PARTI...








POUR LA PLUS GRANDE JOIE DES TOUTES PETITES :))




















A BIENTOT

LA PEINE DE MORT EN THAILANDE



La Thaïlande, connue pour sa douceur de vivre, applique encore la peine de mort. Alors que la communauté internationale se mobilise pour la supprimer, les associations de défense de droit de l'Homme s'inquiètent de la situation thaïlandaise, constatant que l’opinion publique est largement favorable à son maintien. Au total, 133 pays ont aboli la peine de mort, tandis que 64 pays et territoires utilisent ce châtiment selon Amnesty international. En Thaïlande, les dernières exécutions remontent à décembre 2003. Quatre hommes ont été tués par injection létale, un pour meurtre et les trois autres pour trafic de drogue. En 2002 il y avait eu neuf exécutions et 18 l'année précédente. Le Code pénal thaïlandais de 1956 prévoit que 31 infractions sont passibles de la peine capitale. Au total 323 personnes ont été exécutées en Thaïlande entre 1950 et 2003 malgré deux moratoires entre 1935 et 1950 et entre 1988 et 1995. Bien que la communauté internationale se mobilise pour abolir la peine de mort, la Thaïlande fait partie des 57 réfractaires ayant voté contre le moratoire de l'ONU fin 2007 qui visait à abolir une bonne fois pour toute la peine capitale. Une opinion publique en faveur de la peine capitale La peine de mort n'est apparemment pas un sujet brûlant en Thaïlande. "Ni les médias, ni les autorités, ni les ONG, ni les autorités religieuses n'ont encore pris de position ferme sur la question, nous explique Danthong Breen, président de l’Union for Civil Liberty (UCL). En plus de son désintérêt, il semble que l’opinion publique soit majoritairement en sa faveur". D’après la Fédération Internationale des Ligues de Droits de l’Homme (FIDH) et l’UCL, les autorités publiques thaïlandaises justifient le maintien de la peine de mort par "son efficacité dissuasive." Une position illustrée par l’intention du gouvernement de Thaksin Shinawatra de diffuser les exécutions à la télévision, tentative avortée face à la réaction négative du public. "La notion de vengeance est également un élément qui explique la position des Thaïlandais, explique Danthong Breen. Ce sentiment est encore très répandu : par exemple, certaines personnes pensent que l'évolution de l'exécution par un peloton vers l'injection mortelle en 2003 était ’trop douce’ au regard des crimes commis. Mais, c’est très difficile de faire changer les mentalités du jour au lendemain."



La peine de mort dans un pays bouddhiste La Thaïlande est un pays à 90% bouddhiste. Surprenant donc de voir la peine de mort ainsi appliquée dans le Royaume alors que la première règle fondamentale de cette religion est de ne pas ôter la vie à quelconque être vivant. Pourtant une majorité des religieux interrogés par l’UCL au cours d’une tournée dans le pays au mois de juillet ne semblaient pas défavorables à cette pratique. "Une des raisons qui pourrait expliquer cet état de fait est que les moines manquent d'informations sur le sujet, suggère Danthong Breen, pourtant certains d’entre eux semblent désireux de travailler sur la question si les organisations de défense des droits de l'Homme leur donnaient plus de renseignements, c’est donc ce que nous essayons de faire." Malgré le combat de défenseurs des Droits de l’Homme comme Danthong, les exécutions continuent en Thaïlande. Même si l’on ne dispose que de peu de chiffres, la FIDH et l’UCL font état d’environ 1.000 prisonniers condamnés à mort, dont 65% pour trafic de drogue. En 2007, il y aurait eu au moins six condamnations à mort selon Amnesty International. Aurélien BARBIN. (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mardi 11 novembre 2008
Un peu d’histoire
Le premier Décret royal sur les infractions et les poursuites pénales, ou Phra Aiyakarn-Aya Luang, est entré en vigueur en 1352. Il sanctionnait par la décapitation de nombreuses infractions. Le Décret de 1435 étendra les catégories d'infractions et multipliera les techniques de châtiments : fracturer le crâne à l'aide de pièces de métal incandescentes, le déversement d'huile bouillante sur la tête du condamné ou l'abandon du condamné à des chiens affamés qui le déchiquettent. En 1934 l’exécution par balle devient obligatoire. Aujourd’hui la justice se réfère au Code pénal de 1956 pour sanctionner les crimes, dont voici quelques exemples : Tentative d'assassinat, ou assassinat, du roi ; collaboration avec l'ennemi en temps de guerre ; toute offense contre des titres et fonctions officiels ; Incendie criminel causant la mort ou des dommages corporels ; viol d'une femme entraînant la mort ; proxénétisme ou encore coercition, demande de rançon, extorsion ou vol. Le châtiment est rendu depuis 2003 par injection létale.
La situation internationale
Au cours de l'année 2007, au moins 1.252 exécutions ont été recensées dans 24 pays et au moins 3.347 condamnations à mort ont été prononcées dans 51 pays. Amnesty International estime pourtant que ces chiffres sont en deçà de la réalité en raison du secret qui entoure le recours à la peine capitale dans certains pays comme la Birmanie, la Malaisie, ou encore la Mongolie. L’Asie est clairement l’une des régions du monde où le nombre d’exécutions [recensées] est le plus important puisque plus d’un tiers des exécutions y étaient recensées en 2007. La Chine détient le macabre record d’exécutions avec 470 tués l’année dernière et 1.860 condamnés à mort. Le Viêt-Nam aurait appliqué la peine capitale à 25 reprises en 2007 et le Japon a exécuté neuf prisonniers. Les Etats-Unis appliquent toujours la peine de mort dans 36 Etats. Selon Amnesty International, 69% des Américains seraient favorables à la peine capitale. Lire aussi à ce sujet le communiqué d’AI Etats-Unis : Injection létale : Amnesty International France déplore la décision de la Cour suprême
Sources : (www.lepetitjournal.com/bangkok.html) 11 novembre 2008

dimanche, novembre 09, 2008

MEME MISTER "T" LE DIS ...

jeudi, novembre 06, 2008

Funerailles de la princesse Galyani

La cérémonie de crémation de la princesse Galyani Vadhana aura lieu du 14 au 19 novembre prochain à Sanam Luang. Un événement exceptionnel en présence de son frère le roi Bhumibol Adulyadej qui réunira 9.000 personnes dont 6.000 participants pour une cérémonie codifiée selon des traditions vieilles de plusieurs siècles.

Le 2 janvier dernier, la princesse Galyani décédait à l’âge de 84 ans des suites d’un cancer abdominal. La cérémonie de crémation de la sœur ainée du roi Bhumibol Adulyadej aura lieu à Bangkok du 14 au 19 novembre face au Grand Palais sur l’esplanade de Sanam Luang, dix mois après sa disparition. Pourquoi un tel délai ? Comme l’explique le Département des Beaux-Arts du Musée National, il s’agissait d’une part de permettre aux citoyens ordinaires de venir rendre hommage à la sœur du souverain, et d’éviter la saison des pluies ainsi que la période du carême bouddhiste. D’autre part, il fallait le temps nécessaire pour mener à bien la construction du site qui couvre la moitié de Sanam Luang. Plusieurs centaines d’ouvriers ont été mobilisés pour la construction de cet édifice au centre duquel se trouve le crématorium royal, haut de 39 mètres, orné d’or et de pierres précieuses. Il a fallu également remettre en état et redécorer les chariots et palanquins royaux datant des années 1930, qui serviront à transporter l’urne funéraire jusqu’au crématorium.

Crémation symbolique et crémation réelle le 15
Etalée sur six jours, la cérémonie comprendra six processions (voir plus bas la chronologie). Le deuxième jour (15 novembre) est le plus important et spectaculaire. Jour de la crémation proprement dite, il comprend trois processions. Ce jour-là, l’urne royale sera déplacée depuis la salle du trône Dusit Maha Prasat, située dans l’enceinte du Grand Palais, jusqu’au crématorium. A partir de 7h du matin, les processions feront tout le tour du Grand Palais pour rejoindre le crématorium. Au total, 5.000 soldats et 1.000 membres de la famille royale, enseignants et représentants de différentes institutions y prendront part. 3.000 personnes observeront le rite depuis les tribunes, parmi lesquelles des membres de la famille royale, du gouvernement, du Parlement et des corps diplomatiques.
Au cours de ces trois processions successives, l’urne sera placée sur le Grand Chariot Royal tiré par 216 hommes, puis sur le Palanquin Doré, porté par 60 personnes. Les processions seront formées respectivement de 662, 1.114 et 367 soldats en costume et accompagnées par les chants de moines.
Après la troisième procession, vers 16h30, l’urne sera installée sur le crématorium au moyen d’un ascenseur spécial. Le roi Bhumibol Adulyadej procèdera alors à la crémation "symbolique", celle destinée au public. La crémation réelle aura lieu plus tard dans la soirée, dans le cadre d’une cérémonie privée.
Les jours suivants seront consacrés à la récupération des reliques et des cendres et à leur consécration. Les restes de la princesse seront placés dans le Wat Ratchabophit, où se trouvent les cendres du roi Chulalongkorn, son grand-père.
En parallèle de la cérémonie, les Thaïlandais sont invités à faire des offrandes de fleurs en bois de santal dans les temples de tout le royaume. Des spectacles de théâtre traditionnel, de marionnettes et de musique classique auront également lieu sur la scène installée sur Sanam Luang à proximité du crématorium. Après la fin des cérémonies, le crématorium sera conservé pendant quelques semaines, avant d’être démantelé.

Symbolique et étiquette pour honorer une personnalité royale élevée au rang supérieur
Les origines de la cérémonie de crémation royale remontent à la période d’Ayutthaya, il y a 500-600 ans. Elles sont basées sur des croyances tirées de l’hindouisme, puis adaptées au bouddhisme thaïlandais. Les membres de la famille royale sont considérés comme des descendants de dieux du panthéon hindou qui vivent sur une montagne sacrée, le Mont Meru. La forme du crématorium doit donc rappeler cette montagne mythique vers laquelle le défunt doit retourner à sa mort. L’élévation de l’urne vers le sommet du crématorium symbolise l’ascension de la personne décédée vers le paradis. Le corps embaumé est placé en position fœtale, marquant ainsi la différence entre les membres de la famille royale et les gens ordinaires qui sont, eux, installés en position allongée. Des ombrelles à sept étages, normalement réservées au roi, à la reine et au prince héritier, ont été placées autour du crématorium pour indiquer l’élévation de la princesse à un rang supérieur. Une décision prise par le roi pour célébrer la contribution de sa sœur au pays. Le gouvernement a déclaré les 14, 15 et 16 novembre jours de deuil. Les Thaïlandais sont appelés à porter du noir ces jours-là pour rendre hommage à la Princesse. Le gouvernement a également demandé à de nombreux lieux de "divertissement" de stopper leurs activités ou de les réduire. Les radios et les télévisions devront surveiller leurs programmes pour s’assurer qu’ils correspondent à une période de deuil national. Tous les bâtiments gouvernementaux, les entreprises publiques et établissements d’enseignement devront mettre leurs drapeaux en berne pendant cette période.

Sources : Le Petit Journal